Si on devait désigner un parent pauvre de notre industrie, ce serait sans trop hésiter le film institutionnel. Sous-estimé voire méprisé par les publicitaires qui lui préfèreront un format plus ramassé et spectaculaire, il se retrouve souvent bricolé à moindre frais (ou pas d’ailleurs) sans véritable ligne directrice.

Et pourtant, le film institutionnel reste un format privilégié pour bon nombre d’entreprises ou marques. Pourquoi ? Parce qu’il permet de montrer et détailler de manière visuelle et dynamique davantage de choses qu’un spot ramassé, et donc remplace avantageusement une présentation statique. Il est aussi un outil bien pratique à l’interne, pour véhiculer des valeurs auprès des collaborateurs, les mettre tous au même niveau d’information sur l’entreprise autant que contrôler les modalités de diffusion des informations-clés relatives à l’entreprise.  Pour qui en a les moyens, c’est donc un outil de choix.

 

Encore faut-il le penser pour qu’il puisse remplir de manière optimale ses différents rôles. Or bien souvent, on va considérer d’abord la mise en image d’un catalogue plus ou moins réfléchi, avec un focus sur la forme. Important, mais le plus important est certainement de raconter une histoire. Comme tout film publicitaire. Et donc de concevoir les films institutionnels comme on conçoit un bon film publicitaire :

 

– Définir un angle de storytelling très clair qui servira de fil directeur au déroulé du récit et donc du film. In fine et idéalement, le film institutionnel vient illustrer, raconter la signature de l’entreprise ou de la marque.

– Angler de manière simple et pédagogique, les différents aspects dont on veut parler, que ce soit du très concret comme les produits ou services, ou du plus intangible comme les valeurs portées dans l’entreprise.

– S’astreindre à un storyboarding précis et systématique, combinant le récit avec sa mise en image sur papier pour bien calibrer l’approche imaginée.

– Produire conformément aux éléments précédents, sans dévier malgré les tentations tout au long du processus de tournage/montage/mixage.

 

Évidemment, il n’y a pas de recette toute faite et chaque film est un sujet en soi. Mais ces quelques ingrédients permettent en général de produire un outil cohérent et efficace. Chez miind, nous faisons en sorte d’appliquer cette recette à chaque fois que nous sommes sollicités sur un tel sujet. C’est par exemple le cas avec nos récents films qui expliquent le concept de smart city pour le compte des Services Industriels de Genève.

 

Un sujet à la fois hyper médiatique et pas concret du tout pour la majorité d’entre nous. Au mieux on imagine une ville du futur, dans laquelle les voitures autonomes se disputent les immeubles végétalisés et la collecte plus ou moins contrôlée des données. Dans ce cadre, nous avons d’abord défini l’angle général du récit, avec le parti pris d’être le plus concret possible pour les citoyens : « Au service du mieux vivre ». Il s’agissait de connecter un concept abstrait avec un bénéfice lisible. Puis nous avons articulé le récit autour de quatre axes pas forcément spontanément associés à la smart city : les enjeux de chauffage et de rénovation énergétique, le sujet de l’électricité solaire, la transformation de la mobilité et des espaces publics, et enfin la nécessité de changer nos modes de consommation via la réduction de l’empreinte.

On obtient in fine un outil très didactique, qui rend la smart city beaucoup plus concrète pour chacun d’entre nous, tout en valorisant le rôle de l’institution qui met en place toutes ces solutions.

 

Cette démarche nous l’avons aussi adopté pour la Compagnie Fruitière avec un film très simple qui nous raconte l’histoire du goût, le goût d’une vie meilleure porté par toute l’entreprise et ses collaborateurs.

Un dernier bon exemple avec le dernier film Swissquote, format hybride entre une approche publicitaire et une approche institutionnelle, qui vient illustrer le positionnement et les valeurs de la marque résumés dans la signature « Challenge the code ».

Bref, vous l’aurez compris, le film institutionnel est définitivement un outil de choix dans un écosystème de communication donné, qui mérite une ambition et un engagement à la hauteur des services qu’il peut rendre !

 

Vous avez aimé cette analyse ? N’hésitez pas à demander un check-up sur votre stratégie de marque, de communication ou digitale ici.